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Playing for change, singing for peace

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Le Festival rend hommage à Djoo PalukuPublié le 10 février 2017

Un grave incident est survenu jeudi dans la nuit sur le site du festival Amani. 

Une dispute entre des volontaires et un policier a viré à l’incompréhension. Le policier a tiré sur deux volontaires. Djoo Paluku, un artiste bénévole et engagé de longue date auprès du festival et du Foyer Culturel est décédé de ses blessures. EzekielBandu, scout bénévole du festival est encore aux soins intensifs.

La direction du festival est profondément attristée par le décès de Djoo. Elle souhaite également un bon rétablissement à Ezekiel. 

Djoo a dédié toute sa vie à l’art et la culture. Après concertation avec ses amis, il a été décidé de maintenir cette quatrième édition du festival pour lequel il avait tout donné. Nous croyons que Djoo aimerait qu’on le fasse. 

Une réunion s’est tenue ce matin avec les différents services de sécurités afin de garantir la tenue du festival dans des conditions de sécurité optimales.

« La grande scène du festival sera renommée scène Djoo Paluku. Et tout au long des trois jours, le Festival Amani rendra un hommage particulier à Djoo et à son amour pour l’art, la culture et la paix », annonce Guillaume Bisimwa, directeur du festival. 

Toute l’équipe du festival adresse ses condoléances à Aline, l’épouse de Djoo, sa fille Djalde, son fils Ernest, ainsi que sa famille et ses proches. Sa famille, tout comme celle du jeune scout, sont soutenues par le festival.

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A la mémoire de Paluku Ndakala Norbert, connu sous le nom de « Djoo » ou « Djoo Paluku ».
Marié, père de 2 enfants, ce jeune de Goma a consacré toute sa vie à la promotion et la transmission de la culture traditionnelle... Repose en Paix, Djoo.

*** 12/11/1986 – 09/02/2017 ***

Paluku Ndakala Norbert, connu sous le nom de « Djoo » ou « Djoo Paluku » est né le 12 novembre 1986.
Passionné de culture et tradition, 'Djoo' a grandi à Goma, au Nord Kivu. Il a passé la plus grand partie de sa vie au Centre des Jeunes Don Bosco Ngangi où il a étudié et ensuite été formateur-encadrants pour jeunes.

Très vite, 'Djoo' s'est donné pour but de participer à la transmission des traditions à toutes les générations avec une attention particulière pour les danses et percussions de culture nandè.
C'est ainsi qu'assez naturellement il devint en 2010 l'un des fondateurs du foyer culturel de Goma. Pendant plus de 5 ans, il a formé des jeunes du foyer culturel, plus particulièrement  à travers des cours de danses « tradi-modernes » et de percussions dont le tambour « tradi-moderne ».

En 2014, 'Djoo' fit partie des membres fondateur du Festival Amani qui a lieu maintenant chaque année en février à Goma, RDC.

C'est de cette façon assez spontanée qu'il y a mis son expertise et son énergie à profit afin de mettre en avant la danse traditionnelle. C'est aussi lui qui, en tant que bénévole, a sillonné la Région des Grands Lacs  à  la recherche de groupes traditionnels locaux. De Goma, en passant par le Rwanda, le Burundi mais aussi de nombreux villages du Kivu, 'Djoo' a toujours été à la rencontre des traditions, de ses traditions, de nos traditions.

C'est aussi grâce à ses idées que le Festival Amani a pu mettre en place la 3eme scène, la « scène traditionnelle » qui met en avant les danseurs venant de tous les coins de la région.
En plus de danser sur la grande scène, les groupes traditionnels sont désormais valorisés sur une scène qui leur est consacrée et sur laquelle ils peuvent nous faire la démonstration de tout leur savoir-faire et leur passion.

Mais 'Djoo' ne s'est pas arrêté là. Il a dédié toute sa vie à la promotion de la culture trad', pour ainsi passer le message à tous les jeunes des générations futures.
Artiste clairvoyant, il est également parmi les membres fondateurs du Ballet Culturel de Goma et fut le membre fondateur de plusieurs groupes de danse traditionnelle dont le groupe 'Matakido', groupe scolaire de spectacles. Avec 'Matakido', 'Djoo' organisait des représentations dont les fonds récoltés par les entrées parfois payantes permettaient de scolariser les jeunes enfants du groupe.

Pour Djoo, le quotidien rimait avec culture et transmission des traditions. Et aussi jeunes et famille. Marié et père de 2 enfants, 'Djoo', restera pour toujours gravé dans notre cœur et nous tâcherons de de poursuivre au mieux son combat pour la défense de la culture et la transmission de nos traditions...


Toute l’équipe du festival Amani adresse ses condoléances
à Aline, l’épouse de Djoo,
sa fille Djalde,
son fils Ernest,
ainsi que sa famille et ses proches.