AmaniFestival

Amani Festival
9 > 10 > 11 février 2018

Playing for change, singing for peace

Illustration
Illustration
Illustration
Illustration

Des chants et des danses pour ne plus dormir avec la peurPublié le 28 octobre 2017

C’est le weekend à Goma, des jeunes artistes ont noués des raphias sur leurs hanches. Ils exécutent des pas de danses pendant que l’un d’entre eux entonne un refrain inspiré des sonorités locales. Obuholo, obuholo. Le public est enthousiaste. C’est lui qui vote sur les medias sociaux, les artistes locales qui vont participer au festival Amani. Vaneli Banyene et son groupe tentent de le convaincre avec leur nouvelle chanson « Obuholo ». Bienvenue au Sanaa Weekend.

« A travers les chants, nous disons aux membres de nos communautés que les armes ne peuvent jamais apporter la paix » explique Vaneli en descendant du podium du Sanaa Weekend. Ce jeune artiste de 28 ans s’est spécialisé dans les chants et danses traditionnelles. Il fait partie des 40 artistes  de Goma qui sont en compétition pour dénicher les nouveaux talents de la ville. 3 parmi eux vont prester à la cinquième édition du Festival Amani qui aura lieu à Goma du 9 au 11 février 2018. Vaneli est convaincu qu’il en fera partie.

Pour lui, cet événement sera une occasion de transmettre des messages de la paix. « Ici c’est un petit groupe. » explique Vaneli. Depuis début septembre, environ 3000 personnes participent chaque samedi aux spectacles du Sanaa Weekend. « Je veux monter au podium du Festival Amani pour atteindre une plus grande masse de la population » ajoute-t-il. Pour la cinquième édition du Festival Amani, c’est plus de 35 000 personnes qui sont attendues pendant 3 jours.

Vaneli est fondateur du groupe de musique traditionnelle « Buholo » (qui signifie Paix en français). Créé en 2013, le groupe Buholo puise ses sonorités et rythmes dans la culture hunde, une des nombreuses cultures de l’est de la République Démocratique du Congo. «Nous  transmettons les valeurs culturelles de nos coutumes, en disant aux futures générations que la paix est essentielle » explique Vaneli avant d’ajouter « On ne peut pas prêcher le voisin avant de prêcher celui avec qui on vit ».

Vaneli est conscient que construire la paix n’est pas une tâche facile. Il tient tout de même à apporter sa part. « Nous voulons aussi vivre en paix, ne plus dormir avec la peur. Je pense que la chanson peut aider ».

Suivez les sélections des artistes locaux sur la page Facebook Amani

Infos sur les Sanaa Weekends